Posté le 15.03.2008 par antipathetique
L'idée de créer un blog ne m'a jamais vraiment traversé l'esprit, même si, comme les gens de mon entourage le savent, j'ai toujours eu pour hobby d'écrire. Pour être tout à fait franc, la plupart du temps quand je m'installe devant un traitement de texte, un clavier à la main, c'est pour le lycée et les rares fois où je décide de me lancer dans une œuvre ne durent jamais longtemps. Mais j'ai envie, ici, de réveiller l'écrivain qui sommeil en moi et ce site me permettra de remplir gratuitement quelques pages en bon français si le cœur m'en dit.
Me voila ainsi en train de taper mon premier "article", pour commencer sachez que je ne compte pas exposer ma vie au grand jour, pas que cela me gêne forcément, mais ne soyons pas hypocrite; que celui que mon quotidien intéresse me lance la première pierre. Quand je vois les gens qui affichent leurs photos, comme on le ferait dans un album de famille, ça me donne de l'urticaire. Enfin, après tout, ils sont libres de faire ce qu'ils veulent. Si ça leur donne l'impression d'être monsieur X et son mannequin, tant mieux pour eux. Je ne vais pas faire mon antipathique. Après ils n'ont pas un très bon exemple d'humilité quand on voit ceux qui font la une des journaux. Bref bref, passons.
Si j'ai décidé sur un coup de tête de faire la démarche de cliquer sur deux-trois boutons pour obtenir ce site - qui ne sera pas, je l'espère, truffé de pubs - ce n'est donc pas pour m'exposer sous le feu des projecteurs mais tout simplement pour me vider la tête et aborder un maximum de sujet. Après tout le temps passe et finalement on change d'idée comme de chemise, brulant les vieilles sans en garder la moindre trace. J'ai envi de faire le point, de laisser une trace de ce à quoi je pensais aujourd'hui, ou demain, de pouvoir un jour relire ces quelques billets et me dire ce que j'étais avant d'être complètement adulte.
Pour ce qui est de vous, si, par hasard, vous tombez sur ce blog, je ne vous empêche bien sur pas de laisser un ou deux commentaires si vous avez envi de débattre sur quoi que ce soit. J'en serai même ravi à condition que ça soit constructif et écrit de façon compréhensible. On pourra se tailler une bavette tout en restant courtois. Je vais essayer d'écrire au minimum un billet par semaine, après on verra si je ne suis pas victime d'une mononucléose. Sur ce bien à vous.
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Posté le 18.03.2008 par antipathetique
Un culex pipiens, communément appelé moustique, survole la campagne à grande vitesse. Ses ailes battent frénétiquement dans son dos, infatigables, malgré les lieux et les lieux qu'il a déjà parcouru. C'est une jeune femelle et, depuis sa naissance, elle a pour seul but de perpétuer l'espèce, de se trouver un compagnon qui lui ferait le nécessaire pour que des jeunes culex pipiens voient le jour, et le cercle de la vie continuera ainsi son cours; ces insectes ont et seront toujours sur cette bonne vieille terre! Il faut savoir que les moustiques femelles, une fois fécondées, peuvent pondre de 50 à 300 œufs presque chaque jour durant les deux semaines qu'ils passeront dans le monde des vivants.
Mais pour cela, il leur faut se repaître de sang, tiens... Voila justement une nouvelle victime! Elle l'a déjà repéré et s'en approche, frétillant d'avance à l'idée de ce bon repas qu'elle va bientôt pouvoir dégusté avant de reprendre sa route.
«
Paf ! »
Sans crier gare, une gigantesque masse s'est abattue, mettant fin aux jours de cette héroïne éphémère. Le seigneur Synoptic a toujours été vif, surtout quand il s'agit d'occire les plus petits que lui... Il faut dire que, sous cette armure de plaques, se cache un corps plutôt frêle. A vrai dire, il a juste assez de force pour tenir ses armes et commander ses hommes. Mais il n'est pas chef pour rien; ses faiblesses l'ont fait développé des talents de meneur, et un caractère à faire trembler un ours. Mais son passé nous importe peu, occupons nous de son présent. Nous imaginons donc Synoptic le preux, assis sur son fier destrier et entouré de sa garde parcourant la campagne, ses hommes sont installés de part et d'autre de sa monture, certains sont à pieds, d'autres à cheval, d'autres quant à eux tirent des bœufs qui eux-mêmes tirent de lourdes catapultes.
Cette longue colonne serpente ainsi depuis déjà plusieurs jours entre les montagnes, ils viennent d'une forteresse lointaine (dont le nom n'importe vraiment pas pour la suite de l'histoire) où ils sont nés, on été élevés, entraînés pour ce grand jour. Leurs seigneur a décidé de lancer un assaut sans merci à l'un de leurs voisin qui, depuis des générations, leurs impose des taxes exorbitantes et fait même parfois enlever quelques pucelles pour... Enfin, un homme qui mérite d'être tué par ceux qui ont trop souffert! Ainsi la horde avance, obstinément vers son but. Ils sont prêts à pugnacer solide.
Un cor se fait entendre, Synoptic lève la main et, sans une once d'hésitation, fend l'air de son épée. C'est le signal tant attendu par son armée qui se lance aussitôt vers les remparts dressés devant eux. La lutte commence, les échelles se lèvent, les catapultes tirent, les soldats courent dans tous les sens, et un bélier frappe déjà à la porte. Celle-ci vole en éclat après quelques coups, tel un barrage qui cède sous la pression, libérant un flot d'hommes qui se déversent dans la cité pour tout réduire à feu et à cendre. Les deux camps sont de nombre égal, mais les hommes de Synoptic sont habités par une colère, trop longtemps contenue, qui se libèrent sous forme d'une violence, que je ne me permettrai pas de décrire, qui fait pencher le combat en leur faveur.
Le combat a été rapide, un peu moins d'une heure, Synoptic est resté lâchement derrière mais c'est grâce à ce fin stratège que la victoire leur appartient et il sait que c'est son jour de gloire. Il ôte son casque, remonte sur sa monture et part au trot vers la forteresse soumise. Il est maintenant face à son ennemi de toujours, dont le visage a été recouvert d'un sac après que celui qui a eu raison de lui, lui ai jeté un dernier regard. L'épée est levée, le coup de grâce va être donné...
Erreur système
Jérémy enrage, il était à deux doigts de gagner! Il ronge les quelques ongles qui restent sur sa main gauche pour faire passer sa colère après avoir tapé sur son clavier. Encore une fois la victoire lui échappe, cette fois-ci en plus c'est la faute à pas de chance... Il relance Warcraft 3 pour aller exprimer à son ami encore en ligne son profond mécontentement.
Posté le 19.03.2008 par antipathetique
Je vous avais dit que je ne vous parlerai pas de ma vie, cependant une chose incroyable m’est arrivée, tellement incroyable que je n’arrive pas à y croire moi-même. Je me permets donc de vous rapporter cette histoire mot pour mot, sans rien en déformer, espérant que vous ne douterez pas de ma parole.
Comme tous les soirs, après avoir regardé à la télévision des émissions dont j’oublierai le contenu le lendemain, je me vêtis d’un de mes pyjamas avant d'aller m’allonger et bouquiner un peu. J'étais ainsi couché dans mon lit lorsque la fatigue me gagna peu à peu à tel point que je sentis mes paupières se fermer d'elles-mêmes. Je laissais donc choir mon roman au bas de mon lit et utilisa mes dernières forces pour m'enrouler dans mes couvertures pour de rejoindre Morphée au pays des songes.
Je dormis d'un sommeil profond qu'aucun rêve ne vint perturber, tout s'annonçait pour le mieux, mais au matin, ce ne fut pas mon réveil qui me tira de mon sommeil… J’ouvris les yeux et les écarquilla dans la seconde qui suivit, où étais-je donc ? A première vue il me sembla que j'étais allongé être une grande pièce dont je ne voyais, ni les murs, ni le plafond. Je me rendis alors compte que j’étais en fait plongé dans l’obscurité la plus totale. Prenant mon courage à deux mains je décidais de tenter de trouver une sortie, si j’avais pu arriver ici je devais bien pouvoir en partir me dis-je. C’était bien joli tout ça mais je devais me presser car à huit heure quart j’avais cours, enfin y réfléchissant je me dis que idée était plutôt secondaire.
«
Crotte ! »
Je me pris les pieds dans une sorte de racine épaisse avant de m’écraser lourdement sur le sol… Un arbre ? Serais-je donc dans une forêt ? Je revins bien vite à la raison, me rappelant que j’habitais en plein centre-ville et que la seule zone verte proche que je connaissais était un parc. Pourtant mes yeux qui commençaient à s’habituer à l’obscurité ne se trompaient pas ; je distinguais maintenant bon nombre de conifères qui m’entouraient. J’avais beau ne rien y connaître en botanique, je n’avais en tout cas jamais vu d’arbres semblables ! Leur tronc faisaient bien cinq mètres d’envergures et ils étaient si grands que je n’arrivais pas à en voir la cime.
«
B'jour. »
Je sursautais en entendant qu’on m’appelait, qu’on me saluait même. Pourtant, j’eus beau chercher autour de moi, je ne pus distinguer aucune forme de vie quelconque à l’horizon… Fichtre, qui pouvait donc bien s’être perdu comme moi dans un tel endroit ? L’idée me vint que ce put être mon kidnappeur mais cette voix était bien trop aigue pour appartenir à un adulte, peut-être étais-ce un enfant ? Que des questions qui se bousculaient dans ma tête et je finis par trouver mon interlocuteur, en baissant les yeux, tout simplement.
«
Pas très bon… » Répondis-je à cette petite chose qui me faisait courageusement face.
Tellement petite que j’aurais pu l’écraser sans encombre sur le rocher où elle était installée si le cœur m’en disait. C'était vraiment une créature, étrange… Si j’aurais voulu la comparer à un animal que nous connaissons cela aurait été très certainement été à un rat, ou plutôt une grosse souris. Je la fixais dubitativement et il me rendait mon regard sans paraître gêné par cette situation. Il se mit même à frotter méticuleusement ses moustaches à l'aide de ses pattes avants comme si je ne l'intéressais déjà plus qu'à moitié.
Un long silence s'en suivit que je brisais, hésitant. «
Où sommes-nous ?… »
J'étais tellement perdu dans cet environnement paranormal face à ce rongeur-parleur qu'il valait mieux tenté de lier connaissance. Il pourrait très certainement m'aider, peut-être habitait-il le coin. En tout cas ça valait mieux que rester immobile à me tourner les pouces.
«
Dans la forêt. »
«
Laquelle ? »
La grosse souris se mit alors à se gratter l'oreille comme si elle ne s'était jamais posé la question. Il fallait encore que ça tombe sur moi… Déjà que je n'avais pas un sens de l'orientation très développè alors en plus si je me retrouvais avec sur un autochtone perdu, autant me jeter tout seul dans le premier précipice. Je ne risquais pas de revoir un jour ma maison bien aimée.
«
Vous ne connaîtriez pas un moyen d'en sortir ? »
«
D'en sortir ? »
«
J'aimerai rentrer chez moi. »
«
Vous ne vivez pas ici ? »
«
J'ai une tête à habiter dans le coin ! »
«
… »
(à suivre)